History

Agadir, du XVI siècle à nos jours

Située sur une rade naturelle bien abritée, Agadir, dont le nom signifie « grenier fortifié » en berbère, n’a été longtemps qu’une  modeste bourgade de pêcheurs, servant principalement de débouché maritime à Taroudant, du temps où cette ville était la plus dynamique de la plaine du Souss.    En 1505, les Portugais débarquent, édifient un fortin au pied de la colline et établissent un comptoir commercial qu’ils appellent Santa Cruz do Cabo de Aguer (Sainte Croix du Cap de Gué), qui leur sert d’escale sur le chemin de l’Inde.

Très vite, les Portugais se heurtent à l’hostilité des tribus de la région. Le 12 mars 1541, à l’issue de six mois de siège, le gouverneur portugais Guterre de Monroy capitule devant le sultan saâdien, Mohammed Ech-Cheikh. Rebaptisée Agadir, la ville s’agrandira sous l’impulsion de Moulay Abdallah EI-Ghalib, successeur du sultan, qui entend s’opposer à un retour éventuel des chrétiens et fait construire à cet effet la Kasbah, en 1572, au sommet de la colline qui surplomble la cité.

Au XVIIème siècle, les Alaouites supplantent les Saâdiens, mais doivent faire face à la rébellion de la dynastie berbère du Tazeroualt qui se rend maîtresse de la région du Souss. Agadir devient alors un port relativement important grâce aux échanges commerciaux avec les Européens, notamment les Anglais et les Hollandais, ces derniers installant même, en 1746, un comptoir au pied de la Kasbah, sous l’autorité du sultan.

Après une longue période de prospérité, la ville commence à décliner à partir de 1760, avec le retour des Alaouites. Le sultan Mohammed ben Abddallah veut châtier Agadir, symbole de l’indépen-

dance du Souss et décide d ‘accorder la prééminence au port concurrent d ‘Essaouira. Le Souss sombrera alors

dans une période d ‘effacement et d ‘anarchie qui durera un siècle et demi.

C’est en juillet 1911 qu’Agadir fait à nouveau parler d’elle, lorsque l’Allemagne envoie sa canonnière « Panther » , escortée par deux croiseurs, mouiller dans la baie. Dans le cadre de la rivalité franco-allemande au Maroc, l’Empereur Guillaume II tente en effet d ‘installer une base navale sur la côte, épisode connu sous le nom du « coup d’Agadir » qui suscite une vive réaction en France. En fait, il s’agit essentiellement d’un bras de fer imposé par l’Allemagne pour négocier un accord (la « Convention » du 4 novembre 1911), aux termes duquel la France garde les mains libres au Maroc, contre la cession d’une partie du Congo. Lorsque les troupes françaises pénètrent dans la ville, en 1913, Agadir compte moins d’un millier d’habitants.

Entre les deux guerres, Agadir va connaître  une nouvelle heure de célébrité en devenant, dans les années 1930, une étape importante de l’épopée aérienne de l’Aéropostale: Saint-Exupéry et Mermoz y font escale sur le chemin de Cap Juby (Tarfaya) et de Villa Cisneros (Dakhla), avant d’affronter la traversée de l’Atlantique. L’a ctivité économique reprend avec la pêche et l’agriculture: sous le protectorat français un grand port est aménagé, des conserveries sont créées et Agadir dispute bientôt à Safi le titre de premier port sardinier au monde.

Dans les années 1950, la ville affirme son dynamisme, jusqu’à la date fatidique du 29 février 1960 où, vers 23h45, Agadir est anéantie par un tremblement de terre qui détruit, en l’espace de quelques secondes, la plupart des

habitations, faisant plus de 15.000 morts et 20.000 sans-abri. La Kasbah, à l’exception de quelques pans de remparts, est réduite à l’état de décombres où des milliers de cadavres sont ensevelis. Après ce drame, le roi Mohammed V déclare rapidement son intention de reconstruire Agadir et son fils Hassan II, qui accède au trône en mars 1961, s’attelle à ce projet. Dès 1962, la cité renaît de ses cendres, quelques kilomètres plus au sud.

Les plus célèbres architectes se relaient pour faire d’Agadir une ville moderne aux larges avenues, qui préserve sa vocation portuaire et commerçante, mais qui profite aussi de la beauté de sa baie pour développer une activité nouvelle liée au tourisme.

Capitale administrative de la région Souss-Massa-Drâa, Agadir compte aujourd’hui environ 600.000 habitants

avec l’agglomération environnante et s’affirme comme la . grande métropole du sud marocain. Pôle touristique important et premier port de pêche du pays, Agadir cOlmaît également une activité commerciale en plein essor, grâce notamment à l’exportation des agrumes et des légumes produits dans la riche plaine du Souss. Les grands équipements touristiques réalisés ces dernières années (golfs, centres de thalassothérapie, marina), auxquels s’ajoutent les projets en construction (nouvelle station balnéaire de Taghazoute), l’amélioration des infrastructures (arrivée en 2010 de l’axe autoroutier nord /sud qui permettra de rejoindre Tanger sans encombres), et enfin la volonté du roi Mohammed VI de faire de la destination « Agadir » un produit très haut de gamme, permettent aujourd’hui aux gadiris de regarder l’avenir de leur ville avec confiance et fierté.

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